À La REF : Gabriel Attal, grand gagnant du premier débat de la présidentielle 2027

Pour le premier grand débat de la campagne présidentielle de 2027, organisé le 27 août par le Medef dans le cadre de La Rencontre des entrepreneurs de France et diffusé en direct sur LCI, Gabriel Attal a particulièrement convaincu, à en croire les nombreuses réactions et applaudissements des entrepreneurs réunis à Roland-Garros. Face à Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier, il a défendu pendant plus de deux heures ses propositions sur la dette, les retraites, la fiscalité, la simplification ou encore le logement. Une ligne claire : retrouver la croissance, garantir la stabilité fiscale, libérer ceux qui entreprennent et redonner à la France les moyens de produire, d’innover et de prospérer.

À La REF : Gabriel Attal, grand gagnant du premier débat de la présidentielle 2027

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Après la Rencontre des Entrepreneurs de France, tous les avis convergent : @gabrielattal convainc !


Faire preuve de lucidité sur notre économie

Dès le début du débat, Gabriel Attal a refusé aussi bien l’autosatisfaction que le procès permanent des dernières années. Il a rappelé plusieurs réussites, notamment la baisse du chômage jusqu’en 2024, le développement de l’apprentissage et le retour de l’attractivité pour les investissements étrangers.

Mais il a également assumé de reconnaître plusieurs échecs : la fin, après la dissolution, de dix années de politique de l’offre ; les difficultés du secteur du logement et du bâtiment ; et l’incapacité à tenir suffisamment la promesse de simplification pour ceux qui entreprennent.

Pour Gabriel Attal, trois défis doivent désormais concentrer l’attention : le moral des entrepreneurs, la concurrence économique chinoise et la révolution de l’intelligence artificielle.

“Pendant les deux heures de ce débat, les géants du numérique américain auront investi 100 millions de dollars dans la recherche en IA.”

Revenir sous les 3 % de déficit en 2032 et atteindre l’équilibre en 2037

Sur les finances publiques, Gabriel Attal a rappelé le cap qu’il s’est fixé : ramener le déficit sous les 3 % en 2032 puis atteindre l’équilibre budgétaire en 2037.

Pour cela, il faut du courage et Gabriel Attal en a. En 2024, il a annulé 10 milliards de crédits budgétaires dès ses premiers mois à Matignon et selon l’INSEE quand Gabriel Attal était Premier ministre, les dépenses de l’Etat ont baissé pour la première fois depuis 15 ans. 

Pour réussir le redressement de nos comptes, Gabriel Attal considère désormais qu’il ne suffit plus d’accumuler des mesures ponctuelles. Proposer de revoir l’assurance chômage ou les arrêts maladie, c’est bien - il le porte d’ailleurs depuis des années. Mais ce n’est pas assez. Il faut revoir notre système, en profondeur, qu’il s’agisse des retraites ou de l’organisation de l’Etat. 

« Je pense qu’on n’en est plus à des mesures de soins palliatifs. Je pense qu’il faut assumer de changer assez profondément notre système social. »

Transformer notre système de retraites

Gabriel Attal a également assumé une rupture profonde sur les retraites. Opposé à la suspension de la réforme de 2023, il souhaite que celle-ci reprenne son calendrier si les Français lui font confiance.

Mais pour lui, le problème dépasse désormais la seule question de l’âge légal. Il propose de construire un nouveau système universel, sans âge légal, fondé sur la durée de cotisation, donnant davantage de liberté à chacun sur son âge de départ : partir plus tôt avec une pension moins élevée ou travailler davantage pour bénéficier d’une pension supérieure.

Il souhaite également introduire un véritable pilier de capitalisation, estimant que les évolutions démographiques imposent de repenser en profondeur le modèle français.

« Le problème, c’est plus les paramètres, c’est le système. »

Changer radicalement de méthode pour simplifier

Pour Gabriel Attal, la simplification constitue l’un des principaux échecs économiques des dernières années. Les entrepreneurs ont trop souvent vu se succéder des textes de simplification sans constater de véritable amélioration sur le terrain.

Il propose donc de changer complètement de méthode. Son objectif : appliquer à l’ensemble du pays la logique qui a permis d’accélérer la reconstruction de Notre-Dame, en réduisant fortement les procédures qui ralentissent les projets.

Il propose également de mettre fin à l’empilement des recours : un seul recours sur l’ensemble d’un projet et une décision définitive au bout de 18 mois maximum.

« Si vous avez un recours sur un projet, c’est un seul recours sur la globalité du projet. »

Il souhaite également mettre en place un « spoil system à la française », afin que les responsables placés à la tête des administrations aient clairement pour mandat d’appliquer le programme politique choisi par les Français.

Une “Constitution du travail” de 50 pages maximum

Autre changement systémique que propose Gabriel Attal : en finir avec les lois de simplification qui complexifient plus encore la situation. Repartir de zéro, réécrire autour de grands principes : c’est ce que nous devons notamment faire pour le Code du Travail. 

Gabriel Attal propose de remplacer l’actuel Code du travail par une « Constitution du travail » d’une cinquantaine de pages, contenant les grands principes, tandis que les branches et les entreprises retrouveraient davantage de liberté pour organiser le dialogue social.

« Faisons tout simplement un annul et remplace. »

Relancer le logement et permettre à nouveau aux Français de devenir propriétaires

Gabriel Attal a fait du logement l’un des sujets majeurs de son intervention, estimant que le bâtiment a été l’un des secteurs économiques les plus malmenés ces dernières années.

Il refuse l’idée selon laquelle l’immobilier serait une activité improductive. Pour lui, le logement représente au contraire des centaines de milliers d’emplois, des recettes fiscales et surtout la possibilité pour les Français de construire leur avenir.

Il propose notamment un véritable statut du bailleur privé, une simplification massive des règles de construction et davantage d’incitations pour les maires qui autorisent de nouveaux logements.

Il veut également faciliter l’accession à la propriété, notamment en permettant davantage aux locataires du parc social d’acheter leur logement pour devenir propriétaires.

« Le principal symptôme du déclassement aujourd’hui pour les jeunes générations, c’est l’impossibilité de devenir propriétaire. »

Assumer une politique pro-business et garantir dix ans de stabilité fiscale

Sur la fiscalité, Gabriel Attal a revendiqué les choix économiques engagés depuis 2017 : baisse du taux d’impôt sur les sociétés de 33 % à 25 %, flat tax et suppression de l’ISF.

Il estime que ces réformes ont contribué à restaurer l’attractivité économique de la France et refuse tout retour en arrière.

Pour mettre fin à l’incertitude fiscale qui pèse sur les entreprises depuis la dissolution, Gabriel Attal propose dès 2027 une loi de stabilité fiscale et économique sur dix ans. Celle-ci garantirait notamment la pérennité du crédit d’impôt recherche et du pacte Dutreil.

Il souhaite parallèlement mener enfin à terme la suppression de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises), un impôt de production payé par les entreprises, pénalisant pour les entreprises françaises face notamment à leurs concurrentes allemandes.

« Une entreprise, elle ne se pilote pas au rythme des amendements parlementaires. »

Face au RN : dénoncer un programme économique sans financement

Dans sa conclusion, Gabriel Attal a particulièrement ciblé le Rassemblement national et Marine Le Pen. Selon lui, le débat a montré les faiblesses économiques du RN, notamment l’absence de financement crédible de certaines propositions. 

Il a ainsi dénoncé le projet de réforme des retraites du RN : 26 milliards de dépenses, qui pèseront sur les entreprises et mettront le système en faillite. 

Plus largement, Gabriel Attal a mis le RN, face à ses contradictions, lui qui a voté contre toutes les réformes permettant de limiter les dépenses (réforme des retraites, réforme de l’assurance chômage ou conditionnement du RSA) et se plaint aujourd’hui des déficits. 

Après plus de deux heures sans aucune réponse sur le financement du programme du RN, il a souligné que l’on était revenus aux vieilles recettes dépensières et nuisibles pour les entreprises :

« L’écran de fumée Bardella est tombé. On en revient au grand classique de Madame Le Pen, c’est : sujet, verbe, immigration, et pour le reste, tout ce qui est économique, l’intendance suivra. »

Retrouver une stratégie de croissance

Au-delà des affrontements du débat, Gabriel Attal a voulu défendre une conviction : la France ne doit jamais renoncer à la croissance.

Face à ceux qui proposent de partager autrement une richesse qui ne progresserait plus, il défend une autre stratégie : produire davantage, innover, investir et permettre à l’économie française de grandir.

Pour Gabriel Attal, le redressement du pays passera d’abord par ceux qui entreprennent, prennent des risques et créent de la richesse.

« Moi, je crois que c’est possible que nos plus belles pages soient encore devant nous. Rien ne résistera aux entrepreneurs français. »


Depuis la scène de la Rencontre des entrepreneurs de France, je débats avec Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau et Marine Tondelier, et réponds aux questions de cinq chefs d’entreprise. Vous aussi rejoignez la dynamique sur attalpresident.fr



Questions fréquentes

Quelle est la position d'Attal sur le déficit public ?
Gabriel Attal propose de ramener le déficit sous les 3 % en 2032, puis d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2037.
Que propose Gabriel Attal pour réformer les retraites ?
Il propose un système universel sans âge légal, fondé sur la durée de cotisation, et souhaite introduire un pilier de capitalisation.
Qu'est-ce que la Constitution du travail proposée par Attal ?
Gabriel Attal propose de remplacer le Code du travail par un texte de cinquante pages maximum, posant les grands principes, laissant aux branches et entreprises davantage de liberté.
Que prévoit Attal pour garantir la stabilité fiscale des entreprises ?
Il propose dès 2027 une loi de stabilité fiscale sur dix ans, garantissant notamment le crédit d'impôt recherche et le pacte Dutreil.
Quelles mesures Attal propose-t-il pour relancer le logement ?
Il propose un statut du bailleur privé, une simplification des règles de construction et des incitations pour les maires autorisant de nouveaux logements.
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