Dans Le Parisien : Gabriel Attal vise le zéro déficit en 2037

Dans une interview exclusive publiée dans Le Parisien, Gabriel Attal fait un choix à rebours des campagnes présidentielles traditionnelles : il commence la présentation de son projet par le redressement des finances publiques. Pour le patron de Renaissance et candidat à la présidentielle, la maîtrise de nos comptes n'est pas une simple question comptable, mais la condition de notre souveraineté et de notre capacité à préparer l'avenir. Avant d'annoncer de nouvelles dépenses, il choisit la transparence en disant précisément aux Français comment elles seront financées. Gabriel Attal dévoile un plan budgétaire de rupture pour redonner de la crédibilité à la France et financer les grands chantiers d'avenir.

Gabriel Attal pendant l'entretien au Parisien
Gabriel Attal dans Le Parisien

Une trajectoire de retour à l'équilibre sur dix ans

Dans les colonnes du Parisien, Gabriel Attal assume une trajectoire exigeante mais crédible, refusant les cibles de déficit démagogiques et non explicitées. Il fixe un cap clair : atteindre le zéro déficit public à l'horizon 2037. Pour structurer cet effort inédit, qui représente entre 120 et 150 milliards d'euros d’économies, le candidat propose une méthode rigoureuse jalonnée d'étapes incontournables avec un refroidissement immédiat de la dépense publique sera enclenché dès le début de son mandat, un retour du déficit public sous la barre des 3% est prévu avant 2032, un retour à l'équilibre strict des comptes de la Sécurité sociale sera effectif avant la fin du quinquennat.

« Aujourd'hui, nous payons notre modèle social avec la carte de crédit de nos enfants et de nos petits-enfants. Ce n'est plus possible. » 

Afin de rompre avec l'instabilité fiscale et donner une visibilité indispensable aux acteurs économiques, il s'engage à faire voter une grande loi de programmation économique et fiscale portant sur dix ans.

Réformer le modèle social plutôt qu'augmenter les impôts

Pour empêcher l'asphyxie financière du pays, Gabriel Attal tranche en faveur de la réforme structurelle plutôt que du matraquage fiscal. Excluant toute hausse d'impôt durant son quinquennat, il promet de revenir sur plusieurs taxes décidées depuis la dissolution et de poursuivre la baisse des impôts de production. Le cœur du problème étant la progression incontrôlée des dépenses de solidarité, les deux tiers de l'effort d'économie porteront sur le modèle social.

Dès le budget 2028, une « année blanche » gèlera temporairement les prestations sociales, tout en protégeant les petites retraites. Ce dispositif s'accompagnera de réformes de fond immédiates, à commencer par la reprise de la réforme de l'assurance chômage initiée lorsqu'il était Premier ministre afin de remettre les Français en emploi et de générer 5 milliards d'euros d'économies. Une nouvelle réforme des retraites sera engagée, parallèlement à un plan d'action sévère contre la dérive des arrêts maladie.

Transformer l'État et engager le "big bang" territorial

Pour Gabriel Attal, l'État doit montrer l'exemple. Il annonce un plan de départs volontaires combiné au non-remplacement d'une partie des fonctionnaires partant à la retraite, fixant un objectif de 100 000 postes supprimés dans l'État et les collectivités. Les ministères régaliens que sont l'Éducation nationale, les Armées, la Justice et l'Intérieur seront rigoureusement sanctuarisés. Cette baisse des effectifs sera rendue possible par un déploiement massif de l'intelligence artificielle au sein des administrations pour maximiser leur productivité.

Parallèlement, il qualifie l'organisation territoriale actuelle de « scandale national » et promet un véritable « big bang » dès la rentrée. Son projet vise à supprimer définitivement les doublons administratifs. Il prévoit également un renforcement du rôle du maire, qui doit devenir l'élu le plus puissant de France car il est le plus proche du quotidien des citoyens.

Mettre fin à l'impunité budgétaire par des sanctions inédites

Considérant qu'il ne peut y avoir de redressement durable sans responsabilité politique, Gabriel Attal entend introduire une culture de tolérance zéro. Dès les premières semaines de son quinquennat, un projet de loi de finances rectificative sera soumis au Parlement pour engager le redressement des comptes. Surtout, il propose d'inscrire par référendum une « règle d'or » d'équilibre budgétaire dans la Constitution, inspirée directement du modèle allemand.

« Il faut une impunité zéro pour ceux qui gèrent notre budget. » 

Pour garantir le respect de ce texte, Gabriel Attal applique les règles du secteur privé à l'action publique : Les ministres et directeurs d'administration centrale incapables de tenir les enveloppes budgétaires allouées devront immédiatement quitter leurs fonctions, le Premier ministre et son gouvernement devront présenter leur démission automatique si la trajectoire budgétaire dérive pendant trois années consécutives sans crise majeure.

Enfin, il soulève une question constitutionnelle forte en proposant d'interdire de se représenter à l'élection suivante les parlementaires ayant voté des budgets qui endettent fortement le pays.



Questions fréquentes

Quand Gabriel Attal veut-il atteindre le zéro déficit ?
Gabriel Attal fixe l'objectif de zéro déficit public à l'horizon 2037, avec un retour sous les 3 % avant 2032 et un retour à l'équilibre de la Sécurité sociale avant la fin du quinquennat.
Combien d'économies le plan d'Attal prévoit-il au total ?
Le plan représente entre 120 et 150 milliards d'euros d'économies sur dix ans. Les deux tiers de cet effort portent sur le modèle social.
Gabriel Attal prévoit-il des hausses d'impôts pour redresser les comptes ?
Non. Gabriel Attal exclut toute hausse d'impôt durant son quinquennat. Il promet de revenir sur plusieurs taxes décidées depuis la dissolution et de poursuivre la baisse des impôts de production.
Combien de postes de fonctionnaires Attal veut-il supprimer ?
Gabriel Attal fixe un objectif de 100 000 postes supprimés dans l'État et les collectivités, via des départs volontaires et le non-remplacement d'une partie des départs à la retraite.
Qu'est-ce que la règle d'or budgétaire proposée par Attal ?
Gabriel Attal propose d'inscrire par référendum une règle d'équilibre budgétaire dans la Constitution, inspirée du modèle allemand, assortie de sanctions : démission du gouvernement en cas de dérive prolongée.
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