Dans Le Télégramme : Gabriel Attal veut un choc de salaires et instaurer le droit au brut

Dans un entretien exclusif accordé au Télégramme à l'occasion d'un déplacement de trois jours en Bretagne, Gabriel Attal place la revalorisation du travail et du pouvoir d'achat au cœur de son projet présidentiel. Pour le patron de Renaissance et candidat à l'élection présidentielle, la question des rémunérations n'est pas un simple thème de campagne, mais une urgence sociale majeure pour répondre au ras-le-bol des classes moyennes. Refusant d'abandonner le sujet des salaires à la gauche, il choisit la vérité et l'efficacité économique en détaillant un plan de baisse de charges et de gains de productivité pour que le travail paie toujours plus que l'inactivité. Gabriel Attal dévoile une stratégie de rupture pour redonner du pouvoir d'achat aux Français sans étouffer les entreprises.

Gabriel Attal en costumen, souriant et etant entouré de beaucoup de personnes dans un lieu lumineux.
Gabriel Attal en déplacement en Bretagne.

Un déplacement de terrain auprès de la « France qui bosse »

Dans les colonnes du Télégramme, Gabriel Attal assume une présence sur le terrain tout au long de l'été, refusant la passivité politique. Il choisit la Bretagne : terre d'innovation, d'agriculture et d'industrie tournée vers l'Europe  pour lancer ses déplacements estivaux et aller à la rencontre des Français qui travaillent. Des criées de pêcheurs aux usines technologiques, il privilégie un dialogue direct avec les citoyens, les élus locaux et les acteurs économiques.

« Je veux aller les convaincre un par un que ma vision pour le pays et que mon projet est le bon. Il n’y a pas de repos quand on veut convaincre les Français. »

Afin de répondre à la frustration grandissante de la France qui travaille mais ne s'en sort pas à la fin du mois, il fait de la revalorisation des salaires l'un des quatre chantiers capitaux de sa campagne.

Gabriel Attal au marché de la Criée


Créer un « choc de salaires » et instaurer le « droit au brut »

Pour empêcher une nouvelle crise sociale d'ampleur et rompre avec dix ans de stagnation des rémunérations malgré la baisse du chômage, Gabriel Attal tranche en faveur d'un choc de salaires financé par des baisses de charges et des gains de productivité. Refusant d'asphyxier les entreprises, il promet d'enlever des lignes sur les fiches de paie pour remettre directement de l'argent dans la poche des salariés.

Dès le début de son mandat, il fixe l'objectif d'offrir l'équivalent d'un 13ᵉ mois pour les classes moyennes qui travaillent, avec une hausse ciblée de 250 € nets par mois pour les salariés au salaire médian (2 200 €). Ce dispositif s'accompagnera d'une suppression des cotisations financée à l'euro près par des économies sur le modèle social, ainsi que par un investissement massif dans l'intelligence artificielle pour stimuler la productivité nationale et rattraper le retard de croissance par rapport aux États-Unis.

« L’écart entre le net et le brut est devenu un scandale français ! Aujourd'hui, un salarié touche à peine plus de la moitié de ce que verse son patron. » 

Soutenir le monde agricole et réinventer la pratique politique

Pour Gabriel Attal, la défense de notre souveraineté passe par le soutien à nos agriculteurs face au dérèglement climatique et à la concurrence internationale déloyale. Saluant l'adoption du projet de loi d'urgence agricole, il assume son vote en faveur du texte pour préserver l'exception agricole française tout en regrettant l'absence de débats parlementaires apaisés.

Parallèlement, il dénonce le désordre institutionnel et le manque de dialogue à l'Assemblée nationale. Son projet vise à apaiser la vie politique, à partager davantage le pouvoir et à instaurer une méthode fondée sur la clarté et le respect des citoyens.

Rassembler au-delà des clivages et proposer un projet d'espoir face aux extrêmes

Considérant qu'on ne peut pas construire une alternative crédible sur le seul réflexe du « barrage », Gabriel Attal entend offrir aux Français un projet d'espoir plutôt qu'une posture d'opposition stérile. Il revendique sa singularité : poursuivre le dépassement politique et rassembler des personnalités de gauche, du centre et de droite, refusant le simple retour aux anciens clivages partisans.

« On a besoin de débats face à eux pour montrer aux Français que leur projet est mauvais pour le pays et qu’ils sont dangereux pour la France et l’Europe ».

Gabriel Attal combat toujours la tenaille populiste représentée par le Rassemblement national et La France insoumise, qu'il accuse de se nourrir mutuellement et d'entraîner le pays vers l'impasse économique. Face à eux, il propose une rupture claire avec quatre priorités stratégiques : l'école, les salaires, les frontières et l'intelligence artificielle.


 

Questions fréquentes

Que propose Gabriel Attal pour augmenter les salaires en France ?
Gabriel Attal propose un choc de salaires financé par des baisses de charges et des gains de productivité. Il vise une hausse de 250 euros nets par mois pour les salariés au salaire médian, soit l'équivalent d'un 13e mois.
Qu'est-ce que le droit au brut selon Gabriel Attal ?
Le droit au brut consiste à supprimer des lignes de cotisations sur les fiches de paie pour remettre directement de l'argent dans la poche des salariés, sans alourdir le coût pour les entreprises.
Comment Gabriel Attal finance-t-il la hausse des salaires sans taxer les entreprises ?
Le dispositif est financé à l'euro près par des économies sur le modèle social et par un investissement massif dans l'intelligence artificielle pour stimuler la productivité nationale.
Quelles sont les quatre priorités de campagne de Gabriel Attal ?
Gabriel Attal articule son projet autour de quatre priorités : l'école, les salaires, les frontières et l'intelligence artificielle.
Pourquoi Gabriel Attal s'est-il déplacé en Bretagne durant l'été ?
Gabriel Attal a choisi la Bretagne pour lancer ses déplacements estivaux et rencontrer citoyens, élus locaux et acteurs économiques, refusant toute passivité politique durant l'été.
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