Eurosatory : Gabriel Attal défend souveraineté technologique et indépendance européenne pour notre défense

Gabriel Attal s'est rendu, ce mardi 16 juin, au salon Eurosatory, salon mondial de la défense et de la sécurité. La guerre de haute intensité s'est installée durablement en Ukraine, le Proche-Orient traverse des crises profondes et les États-Unis tournent progressivement le dos à notre continent. Face à cette bascule géopolitique, pour assurer notre sécurité, il faut bâtir une autonomie militaire concrète.

Photographie de groupe en extérieur, prise en contre-plongée par une journée ensoleillée. Au premier plan et au centre, plusieurs personnes en tenue formelle (costumes) sont rassemblées autour de modèles réduits de missiles exposés sur des présentoirs. En arrière-plan, un grand bâtiment moderne arbore l'inscription imposante « MBDA » en lettres capitales noires, accompagnée d'un point rouge.
Gabriel Attal au salon Eurosatory, salon mondial de la défense et de la sécurité.

Gabriel Attal aux côtés de nos industriels et de nos PME du secteur de la défense

Aux côtés des députés Liliana Tanguy, Pieyre-Alexandre Anglade, Patricia Lemoine et Natalia Pouzyreff, Gabriel Attal a directement échangé avec les grands maîtres d'œuvre du secteur, à l'image des équipes de MBDA, principal missilier européen, et l'un des rares acteurs au monde capables de développer l'ensemble de la chaîne de missiles, ou de KNDS, constructeur incontournable du canon Caesar.

Pour Gabriel Attal, la vraie rupture sur le champ de bataille moderne repose sur l'intégration massive des drones et de l'intelligence artificielle. Il a notamment salué le travail de deux PME de pointe : DELAIR, entreprise française pionnière dans les drones, dont les drones tactiques DT46 répondent directement aux besoins d'observation des conflits actuels, et MC2 Technologies, qui conçoit les brouilleurs portatifs Nerod RF pour la lutte anti-drone et la guerre électronique, utilisés par les armées françaises.

Photographie en extérieur, prise en plan moyen et en contre-plongée. Gabriel Attal et une délégation officielle écoutent les explications d'un représentant devant une réplique imposante de missile exposée au premier plan. L'action se déroule devant un grand pavillon blanc affichant la marque « MBDA » en lettres noires capitales.


Sortir des dépendances

Pour nourrir ce tissu industriel, Gabriel Attal défend une désaméricanisation complète de nos forces armées. Il juge anormal que près de 10 % des équipements militaires achetés en Europe dépendent encore de chaînes logistiques extra-européennes, à l’image de la catapulte de notre propre porte-avions . Gabriel Attal veut diviser cette dépendance par deux, au moins. Pour y parvenir, il veut s'appuyer sur des coopérations industrielles pragmatiques lancées par le bas, selon les besoins réels du terrain.

Sur le plan national, Gabriel Attal veut transformer radicalement la méthode opérationnelle dès les premiers mois de son mandat :

  • Lancer une revue exhaustive de l'intégralité des programmes pour traquer les coûts et les délais de livraison.
  • Impulser la rédaction d'un nouveau Livre blanc de la défense nationale dans l'année. Le dernier texte datant de 2013, il veut remettre notre doctrine à plat pour fixer les fondements de la future loi de programmation militaire.
  • Simplifier drastiquement les règles de la commande publique pour nos TPE-PME afin de libérer l'innovation, tout en défendant la création d'une véritable DARPA européenne.

La doctrine des deux boucliers

Gabriel Attal articule cette indépendance autour d'une nouvelle architecture de sécurité européenne, basée sur le principe des deux boucliers.

  • Le bouclier conventionnel : Gabriel Attal propose de bâtir un dôme de fer européen pour intercepter les missiles et les drones russes qui menacent directement l'espace aérien de nos alliés, notamment en Pologne ou dans les pays baltes.
  • Le bouclier nucléaire : Alors que le parapluie américain s'effrite de manière évidente, Gabriel Attal engage la France à assumer ses responsabilités historiques . En tant qu’unique puissance nucléaire de l'Union européenne, il propose de déployer notre propre parapluie atomique pour devenir l’assurance-vie du continent.

Bâtir l'Europe des volontaires pour nos ambitions aériennes

Gabriel Attal veut fixer un nouveau cap pour l'Europe de la défense. Si le dialogue franco-allemand reste essentiel, il veut avancer en coalitions de pays volontaires. Il veut créer des partenariats industriels et stratégiques directs avec des nations motrices comme l'Italie, l'Espagne, la Pologne ou le Royaume-Uni. C'est précisément dans cet esprit qu'il explorera de nouvelles coopérations technologiques avec des acteurs de pointe, notamment la Suède et le groupe SAAB, fort du succès de notre collaboration passée sur le drone Neuron. Par ce pragmatisme, Gabriel Attal s'engage à propulser nos ambitions aériennes et à protéger efficacement la France et l'Europe.

Questions fréquentes

Que propose Gabriel Attal pour réduire la dépendance militaire européenne ?
Gabriel Attal défend une désaméricanisation complète des forces armées. Il veut diviser par deux la part des équipements dépendant de chaînes logistiques extra-européennes, en s'appuyant sur des coopérations industrielles lancées par le bas.
Qu'est-ce que la doctrine des deux boucliers défendue par Attal ?
Gabriel Attal propose un bouclier conventionnel, sous forme de dôme de fer européen contre missiles et drones, et un bouclier nucléaire. La France, seule puissance nucléaire de l'Union européenne, y déploierait son parapluie atomique pour protéger le continent.
Quelles PME françaises Gabriel Attal a-t-il mis en avant à Eurosatory ?
Gabriel Attal a salué DELAIR, pionnière dans les drones tactiques DT46, et MC2 Technologies, qui conçoit les brouilleurs portatifs Nerod RF pour la lutte anti-drone et la guerre électronique, utilisés par les armées françaises.
Quelles réformes Gabriel Attal veut-il lancer dès son arrivée au pouvoir sur la défense ?
Il souhaite lancer une revue de tous les programmes de défense, rédiger un nouveau Livre blanc dans l'année et simplifier les règles de commande publique pour les TPE-PME. Il défend aussi la création d'une DARPA européenne.
Avec quels pays Attal veut-il coopérer pour l'Europe de la défense ?
Gabriel Attal veut avancer en coalitions de pays volontaires. Il cite l'Italie, l'Espagne, la Pologne, le Royaume-Uni et la Suède, notamment via le groupe SAAB, en lien avec la collaboration passée sur le drone Neuron.
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