France 2 : Gabriel Attal fait de l’École une priorité pour préparer l’avenir du pays
À l’occasion de la rentrée scolaire, Gabriel Attal était l’invité de France 2. Il a détaillé ses propositions pour l’École : augmentation de 200 à 500 euros nets par mois pour les enseignants dès 2027, remplacement des professeurs absents, création d’un véritable corps professionnel pour les AESH et réduction du nombre d’élèves par classe grâce à la baisse démographique. Il a réaffirmé son ambition de faire de la France la première puissance d’Europe en dix ans et défendu, pour 2027, un rassemblement construit autour d’un projet plutôt que d’une collection de ralliements. Nous voulons préparer l’avenir, pas recréer les partis et la politique d’il y a 20 ans.

Augmenter les enseignants de 200 à 500 euros nets dès 2027
Pour Gabriel Attal, l’École n’est « pas un sujet de campagne présidentielle », mais le cœur de son engagement politique. Face à ce qu’il qualifie de « smicardisation » du métier d’enseignant depuis plusieurs décennies, il veut engager une nouvelle étape de revalorisation dès son arrivée au pouvoir en 2027.
Il propose une augmentation de 200 euros nets par mois pour tous les enseignants, pouvant atteindre 500 euros nets pour les enseignants en milieu de carrière, dont les rémunérations sont particulièrement en décalage avec celles observées dans d’autres pays.
Au-delà de la reconnaissance du travail accompli par les enseignants, Gabriel Attal veut ainsi répondre à un enjeu majeur pour l’Éducation nationale : retrouver l’attractivité nécessaire pour recruter et conserver des professeurs.
« Pour moi, l’école, ce n’est pas un sujet de campagne présidentielle, c’est juste le cœur de mon engagement en politique. »
Garantir le remplacement des professeurs absents
La revalorisation des enseignants doit s’accompagner d’une évolution de l’organisation des établissements. Gabriel Attal veut leur accorder davantage d’autonomie et de responsabilité afin de répondre à une préoccupation quotidienne des familles : les absences de professeurs qui ne sont pas remplacées.
Il souhaite que chaque établissement puisse trouver une organisation permettant d’assurer une permanence des enseignements, notamment pour les absences de courte durée.
Pour Gabriel Attal, l’objectif est de faire davantage confiance aux équipes sur le terrain plutôt que d’imposer une organisation uniforme depuis l’administration centrale, afin d’éviter que des élèves puissent rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sans professeur dans certaines matières.
Créer un véritable corps professionnel pour les AESH
Gabriel Attal veut également poursuivre la revalorisation des accompagnants d’élèves en situation de handicap. Après avoir augmenté leur rémunération de 100 euros nets par mois lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale, il considère qu’il est nécessaire d’aller plus loin.
Il propose notamment la création d’un véritable corps professionnel pour les AESH, afin de leur offrir des perspectives de carrière, de promotion et d’évolution vers d’autres fonctions au sein de l’Éducation nationale. Cette évolution doit permettre à la fois de mieux reconnaître leur travail et de renforcer l’accompagnement des élèves en situation de handicap, alors que de nombreux enseignants restent aujourd’hui insuffisamment accompagnés pour assurer pleinement l’inclusion de tous les élèves.
« La question de l’école inclusive, c’est un enjeu majeur. »
Faire de la baisse démographique une opportunité pour l’École
Pour financer ses propositions, Gabriel Attal veut notamment profiter de la baisse du nombre d’élèves attendue dans les prochaines années. Il estime que l’Éducation nationale comptera plus d’1,5 million d’élèves en moins dans les dix prochaines années en raison de la baisse de la natalité.
Là où certains voient une occasion de fermer des classes et de faire des économies sur l’école, Gabriel Attal veut faire le choix inverse pour améliorer l’accompagnement des élèves et réduire le nombre d’élèves par classe.
« C’est une formidable opportunité, au contraire, pour augmenter l’accompagnement de l’école. »
Faire de la France la première puissance d’Europe en dix ans
Au-delà de l’École, Gabriel Attal a réaffirmé sur France 2 le cap de son projet présidentiel : permettre aux Français d’avoir la certitude que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une vie meilleure que la leur.
Pour y parvenir, il fixe une ambition : faire de la France la première puissance d’Europe en dix ans grâce à quatre chantiers capitaux : l’École, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle auxquels s’ajoutent deux dettes à résorber : la dette publique et la dette climatique.
Gabriel Attal veut ainsi faire de la campagne présidentielle un débat autour des projets et des visions pour le pays, plutôt qu’une compétition téléguidée par les sondages ou les stratégies partisanes.
« Je veux que les Français se disent avec certitude que leurs enfants et leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leur. »
Rassembler largement plutôt que « recréer l’UMP d’il y a 20 ans »
Interrogé sur la compétition avec Édouard Philippe et sur les différents ralliements au sein de la droite et du centre, Gabriel Attal assume une différence de projet et de stratégie.
S’il réaffirme la nécessité d’aboutir à un rassemblement au début de l’année 2027 pour éviter un second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise, il estime que celui-ci doit se construire autour d’une vision commune et ne peut pas se limiter à additionner les soutiens d’anciens responsables politiques.
Pour Gabriel Attal, l’enjeu de la prochaine présidentielle n’est donc pas de « recréer l’UMP d’il y a 20 ans avec ceux d’il y a 20 ans », mais de rassembler beaucoup plus largement des Français autour d’un projet pour le pays. Il préfère consacrer son temps au travail de fond et échanger avec des personnalités issues d’horizons différents et avec les Français.
« Moi, je ne vais pas dépenser de l’énergie, du temps à chercher à collectionner des ralliements. »



