
Gabriel Attal appelle au rassemblement pour éviter un second tour RN/LFI et défend une hausse des salaires
Invité de Bonjour ! La Matinale sur TF1 ce lundi 2 novembre, Gabriel Attal a réaffirmé son appel à l’organisation d’une primaire pour rassembler les forces politiques opposées aux extrêmes. Il est également revenu sur les manifestations dans le pays et a présenté ses propositions pour augmenter les salaires des Français.
Une primaire pour éviter un second tour RN/LFI
« Comme des millions de Français, je ne me résous pas à ce que le second tour de l’élection présidentielle oppose Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon », a déclaré Gabriel Attal sur TF1.
Face au risque d’un second tour RN/LFI, qu’il qualifie de « cataclysme » pour le pays, le secrétaire général de Renaissance appelle à un rassemblement des forces politiques partageant des valeurs communes : l’Europe, la République, l’autorité, la laïcité et la compétitivité économique.
Pour Gabriel Attal, deux chemins permettent de parvenir au rassemblement. Le premier consiste à voir émerger un candidat suffisamment fort pour fédérer autour de lui. Mais aujourd’hui, selon lui, aucun candidat ne dispose d’une telle dynamique. Le second repose sur une primaire permettant de départager les candidats et de construire un projet commun.
Alors que de plus en plus de responsables politiques se prononcent en faveur de cette démarche, Gabriel Attal estime que son organisation est désormais inévitable : « À la fin, je crois que cette primaire aura lieu, c’est inéluctable. »
Il rejette également l’idée selon laquelle une primaire serait un facteur de division. Pour lui, la véritable division serait de présenter cinq candidatures concurrentes et de laisser les extrêmes accéder au second tour.
Plutôt que des « arrangements d’arrière-cuisine », Gabriel Attal défend un débat démocratique ouvert à des millions de Français, autour des grands enjeux du quotidien : l’école, les salaires, les frontières ou encore l’intelligence artificielle.
Manifestations : Gabriel Attal appelle à l’apaisement et défend les moyens de l’Éducation nationale
Interrogé sur les manifestations, Gabriel Attal a insisté sur la considération que le Gouvernement devait porter au mouvement social et sur l’urgence d’apaiser le pays.
Pour une reprise des cours dans la sérénité, il estime que les lycéens et les étudiants doivent constater des améliorations concrètes dans leur quotidien, notamment à travers la rénovation des établissements scolaires, des professeurs remplacés et moins d’élèves par classe.
Il a réaffirmé son opposition, ainsi que celle de son groupe parlementaire, aux suppressions de postes dans l’Éducation nationale prévues par le Gouvernement. Il a rappelé avoir créé 6 000 postes lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale.
Salaires : « aller droit au brut » pour mieux rémunérer le travail
Sur le pouvoir d’achat, Gabriel Attal a défendu une transformation du financement de notre modèle social pour permettre aux Français de mieux vivre de leur travail.
Pour lui, le problème n’est pas tant le niveau du SMIC que l’impossibilité, pour de nombreux salariés, de progresser au-delà du salaire minimum au cours de leur carrière.
Il souhaite ainsi « aller droit au brut » en réduisant les charges qui pèsent sur les salaires. Il a notamment souligné que, selon son calcul, lorsqu’un employeur souhaite augmenter de 100 euros nets par mois un salarié rémunéré au SMIC, le coût peut atteindre 473 euros.
Pour financer cette hausse des rémunérations, Gabriel Attal propose plusieurs réformes structurelles : une baisse des charges sur les salaires, une réforme de l’assurance chômage et une évolution du système de retraites, reposant davantage sur la durée de cotisation et l’introduction d’une part de capitalisation.



