Gabriel Attal sur RTL : autorité, école, retraites et rassemblement au cœur de sa campagne.

Invité de RTL au lendemain de son premier grand meeting présidentiel, Gabriel Attal a défendu les grandes lignes de sa campagne : restaurer l’autorité, redonner confiance aux Français et bâtir un projet capable de faire de la France la première puissance européenne d’ici dix ans. Au lendemain de la victoire du PSG en Ligue des Champions il refuse toute banalisation de la violence. Pour lui, la fête ne peut jamais devenir le prétexte à la casse.

Gabriel Attal au micro de la radio RTL. Il fait face à un microphone marqué du logo RTL, avec en arrière-plan un écran affichant une vue de Paris sous un ciel bleu et le logo rouge et blanc de la station.
Gabriel Attal invité de RTL, le 1er juin.

Autorité : refuser l’habitude de la violence et réformer la justice des mineurs.

Gabriel Attal a d’abord réagi aux violences du week-end, suite à la victoire du PSG marquées par près de 900 interpellations. S'il refuse « l'escalade des mots », il a regretté que ces débordements soient désormais presque considérés comme prévisibles, comme si la société s’habituait peu à peu à voir certaines célébrations se transformer en scènes de casse. Face à l'évolution de la délinquance juvénile et à la surreprésentation des jeunes dans les faits graves, l'ancien Premier ministre a appelé à un durcissement assumé de la réponse pénale, estimant que « les mineurs de 2026 ne sont plus les mineurs de 1945 ». Il a notamment rappelé sa loi sur la justice des mineurs, qui prévoit notamment la comparution immédiate pour les mineurs récidivistes et la remise en cause de l’excuse de minorité, n'excluant pas une évolution de la Constitution après les censures du Conseil constitutionnel. Appelant à l'application stricte du principe du « tu casses, tu répares », il plaide pour le développement des travaux d’intérêt général, des sanctions éducatives, mais aussi pour une stricte responsabilisation des parents, qui doivent assumer les conséquences et les dégradations commises par leurs enfants.

«La fête ne peut pas être la casse !»

École : remettre les règles au cœur de la République.

Au cœur de son projet, Gabriel Attal place une nouvelle fois l’École. Pour lui, c’est dès le plus jeune âge que doit se construire le rapport à l’autorité, à la vie collective et au respect des autres. Il estime que certains comportements autrefois observés au collège apparaissent désormais dès l’école primaire. Pour y répondre, il propose la création d’un conseil de discipline dès le primaire, afin de solenniser les sanctions et de donner davantage de force à l’institution scolaire. Il défend également la mise en place d’un barème national des sanctions. L’objectif : protéger les enseignants et les chefs d’établissement face aux contestations, en faisant reposer la sanction non pas sur une décision individuelle, mais sur un cadre national clair.

« Il faut, dès le plus jeune âge, remettre le respect des règles, l’autorité au milieu du village et au milieu de l’école. »

Une ambition nationale : faire de la France la première puissance européenne.

Gabriel Attal, ne dit pas parier sur l’affaiblissement de l’Allemagne, mais sur la force de la France. Selon lui, le pays dispose d’atouts exceptionnels : des entreprises, des chercheurs, des scientifiques, des artisans et des industriels. Encore faut-il leur donner les moyens d’agir. Cette ambition repose sur quatre chantiers capitaux : l’école, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle. Gabriel Attal considère que la réussite de ces quatre priorités peut permettre à la France de retrouver un rang majeur en Europe.

« On peut redevenir la première puissance d’Europe en dix ans, à condition de réussir sur quatre chantiers capitaux : école, salaires, frontières, IA. »

Retraites et déficit : changer de modèle pour retrouver des marges.

Sur la question des finances publiques, Gabriel Attal a également défendu une réforme profonde du système de retraite. Face à l’objectif de résorber le déficit et de retrouver l’équilibre d’ici dix ans, il estime que la première dépense à interroger est la dépense sociale, et en particulier les retraites. Sa proposition repose sur un système plus simple et plus libre : supprimer l’âge légal de départ à la retraite pour ne conserver que la durée de cotisation. Ceux qui partent plus tôt toucheraient moins, ceux qui travaillent plus longtemps toucheraient davantage. Il défend aussi l’introduction d’une dose de capitalisation dans le système de retraite, afin de rendre le modèle moins coûteux et de financer davantage l’économie réelle.

« Je propose de supprimer l’âge légal de départ, de ne garder que la durée de cotisation. Vous partez très tôt, vous avez peu. Vous partez plus tard, vous avez plus.»


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