Gabriel Attal sur BFM TV : « Je veux que la France redevienne la première puissance d'Europe en dix ans »

De la place de la France face aux crises internationales à la sécurité de nos enfants, en passant par le défi crucial de l'intelligence artificielle, Gabriel Attal trace un chemin ambitieux pour bâtir le plus grand des rassemblements. Une priorité absolue : avoir la force d'agir pour protéger les Français et faire de notre nation la première puissance européenne.

Gabriel Attal sur le plateau BFMTV face à Apolline de Malherbe parlant au micro.
Gabriel Attal, invité de BFM TV le 15 juin 2026.

Géopolitique et pouvoir d'achat : le choix du pragmatisme et de la clarté

Interrogé sur l’accord de paix autour de l’Iran et la réouverture du détroit d’Ormuz, Gabriel Attal appelle à garder la tête froide. Oui, la fin des hostilités est une bonne nouvelle : pour l’économie, pour le commerce international et aussi pour les Français qui subissent directement les hausses du prix du carburant. Mais, selon lui, cela ne doit pas conduire à une confiance naïve envers le régime sanguinaire de Téhéran. Gabriel Attal estime que la France doit pleinement prendre sa part dans les discussions diplomatiques et s’engager concrètement, notamment aux côtés du Royaume-Uni, pour garantir la sécurité du commerce international dans cette zone stratégique.

Sur le pouvoir d’achat et la crise énergétique, il défend des aides directes, ciblées, pour ceux qui travaillent et qui ont besoin de leur voiture au quotidien, plutôt que des promesses générales de baisse de taxes. Car, selon lui, ces baisses finissent toujours par être payées plus tard, par plus d’impôts ou plus de dette. Enfin, il rappelle qu’une crise ne doit pas en faire oublier une autre : le soutien à l’Ukraine reste, lui aussi, une priorité indispensable.

« La France a toujours un rôle à jouer, c’est sa mission, c’est son destin »

Ordre et justice : redonner du sens à la responsabilité et protéger nos enfants

Revenant sur les violences urbaines et les dégradations commises en marge des matchs de football, Gabriel Attal soutient la volonté du gouvernement de faire payer directement les casseurs. C’est la continuité du message de fermeté qu’il avait lui-même porté à Matignon : « Tu casses, tu répares ». Il estime que participer à un attroupement qui dégénère ne peut pas rester sans conséquence. Chacun doit assumer sa part de responsabilité, y compris financière. Mais au-delà de la sanction, Gabriel Attal insiste aussi sur un enjeu plus profond : celui de la responsabilité familiale. Il rappelle ainsi avoir fait évoluer la loi pour que les deux parents, et pas seulement les mères isolées, puissent être tenus responsables des actes de leurs enfants. Impliquer les pères, c’est aussi, selon lui, être au plus près de la réalité des familles et éviter que cette responsabilité repose toujours sur les mêmes épaules.

Cette exigence de responsabilité et de fermeté, Gabriel Attal veut aussi l’appliquer face aux crimes les plus graves. Touché, comme l’ensemble des Français, par le drame de la jeune Lyhanna, il refuse les petites phrases et les calculs électoraux. Face à la barbarie, il appelle à une union de la classe politique, avec pour objectif de mieux protéger les plus vulnérables.

« On doit garder les grands principes de notre droit et de notre justice, mais on doit avoir une nouvelle organisation de notre système judiciaire pour plus de fermeté »

Pour lutter plus efficacement contre les réseaux pédocriminels, Gabriel Attal estime qu’il faut lever les tabous et changer d’échelle. Il plaide pour des méthodes inspirées de la lutte antiterroriste : un parquet national dédié, une prise en charge des procédures dans l’urgence, sous 48 heures, et la création d’un service de renseignement spécifique, capable d’assurer un suivi permanent de ces menaces.

Souveraineté et IA : relever le défi de la guerre technologique

Évoquant le blocage récent des derniers modèles d'intelligence artificielle d'Anthropic pour les Européens décidé par l'administration américaine, Gabriel Attal tire la sonnette d'alarme. Pour lui, l'Europe paie aujourd'hui des décennies de naïveté et de sous-traitance industrielle, énergétique et technologique. Il refuse que la France subisse le progrès sans réagir. Pour lui, il est urgent de maîtriser nos propres modèles technologiques et diffuser massivement l'IA dans notre économie pour préserver nos emplois et nos salaires.

« Si on rate la révolution de l'IA, nos enfants auront le choix entre servir du café aux Américains ou du thé aux Chinois »

Pour Gabriel Attal, c'est un choix fondamental de société : soit nous devenons indépendants et leaders, soit nous condamnons les générations futures à n'être que les spectateurs impuissants d'un monde dominé par d'autres.

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