Un nouveau modèle économique : libérer et planifier

Pour Gabriel Attal, la prospérité de la France repose sur sa capacité à produire, à innover et à retrouver sa souveraineté économique. Il propose ainsi de conjuguer deux approches complémentaires : libérer les entreprises des contraintes qui freinent leur développement et planifier les investissements dans les secteurs stratégiques.

Cette doctrine, élaborée avec le conseil des chefs d’entreprise qui accompagne sa campagne et validée, selon son équipe, par un conseil d’économistes, s’inspire notamment des stratégies industrielles mises en œuvre aux États-Unis et en Chine.

Elle repose sur trois grandes ruptures : institutionnelle, productive et d’indépendance.

Simplifier, stabiliser et redresser les finances publiques

La première rupture vise à créer un environnement économique plus stable et plus favorable à l’investissement.

Gabriel Attal propose 150 milliards d’euros d’économies sur cinq ans, l’inscription d’une règle d’or budgétaire dans la Constitution et une stabilité fiscale garantie aux entreprises pendant dix ans.

Il souhaite également réduire d’un quart la charge administrative des entreprises, avec un gain estimé à 20 milliards d’euros par an et un effet attendu de 0,7 % sur le PIB à terme. Cette simplification s’accompagnerait d’une réécriture complète du Code du travail.

À l’échelle européenne, il défend la construction des « États-Unis d’Europe », notamment par la suppression des barrières non tarifaires qui entravent encore les échanges au sein du marché unique.

Faire de l’innovation et du travail les moteurs de la croissance

La deuxième rupture repose sur un investissement massif dans le capital humain, la production et l’innovation.

Gabriel Attal souhaite relever le niveau de l’école, renforcer les formations scientifiques et réformer l’université ainsi que la formation professionnelle pour mieux répondre aux besoins économiques de demain.

Il propose également de mobiliser davantage l’épargne vers les entreprises européennes, notamment à travers l’union des marchés de capitaux et le développement de la capitalisation. Parmi les mesures avancées figure la création de « baby bonds » de 1 000 euros à chaque naissance, destinés à alimenter un fonds d’investissement à hauteur de 660 millions d’euros par an.

Le travail constitue une autre priorité. Gabriel Attal entend augmenter le taux d’emploi des jeunes et des seniors, réformer l’assurance chômage et former 20 millions de salariés à l’intelligence artificielle pour renforcer la productivité.

Il défend également une augmentation des rémunérations, notamment grâce à son dispositif de « droit au brut ».

Planifier les investissements pour garantir l’indépendance de la France

La troisième rupture concerne la souveraineté économique et technologique.

Gabriel Attal propose une planification industrielle sur dix ans dans cinq filières stratégiques : l’intelligence artificielle et le quantique, les biotechnologies, les énergies innovantes, le spatial et la défense.

L’État pourrait concentrer ses commandes publiques sur des entreprises stratégiques afin de favoriser l’émergence de champions européens, entrer au capital de certaines entreprises clés et exiger des transferts de technologies dans le cadre d’investissements étrangers.

Sur le plan énergétique, il défend un « plan Messmer II », reposant sur une électrification massive de l’économie et l’accélération du programme de 14 réacteurs EPR2.

Il souhaite également développer des solutions européennes dans le cloud, les systèmes de paiement et les algorithmes des réseaux sociaux, afin de réduire les dépendances technologiques.

Cette ambition pour l’innovation sera également illustrée par un déplacement dans les locaux de Mistral AI, entreprise française spécialisée dans l’intelligence artificielle.

Une ambition : 3 millions d’emplois et des salaires en hausse de 50 %

Avec ce nouveau modèle économique, Gabriel Attal fixe des objectifs de croissance et d’emploi ambitieux.

Il souhaite porter la croissance annuelle moyenne du PIB français à 2,4 % sur les dix prochaines années, contre 1,2 % sur la décennie écoulée, afin de rejoindre le rythme enregistré aux États-Unis sur cette période.

Cette dynamique devrait, selon ses objectifs, permettre de créer 3 millions d’emplois, d’atteindre le plein emploi et d’augmenter les salaires de 50 %, pour porter le salaire médian aux alentours de 3 300 euros.

Au-delà de ces résultats économiques, Gabriel Attal défend une conviction : l’innovation est devenue une condition essentielle de la puissance et de l’indépendance des nations.

Face à la compétition technologique mondiale, il souhaite ainsi faire de la France et de l’Europe des acteurs capables de développer leurs propres technologies, de maîtriser leurs choix stratégiques et de peser sur l’avenir.

Avec cette doctrine fondée sur la liberté d’entreprendre et la planification des secteurs d’avenir, Gabriel Attal entend ouvrir une nouvelle étape pour l’économie française : celle d’une France qui produit, innove et retrouve les moyens de sa puissance.

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