Dette à résorber 01

Dette de l'État

Reprendre en main nos finances publiques.

Illustration de la dette publique française.
La dette de l'État, une des dettes à résorber pour Gabriel Attal.

Un pays surendetté est un pays qui abandonne sa souveraineté : c’est un pays qui remet son destin dans la main de ses créanciers. C’est aussi un pays qui se prive des marges de manœuvre pour réagir face aux prochaines crises et investir dans les grandes transitions à venir.

En 2025, la France aura consacré autant d’argent à rembourser nos créanciers qu’à investir dans la recherche, le développement et l’innovation.

Entre 1995 et 2025, la France aura augmenté ses dépenses de retraite de 20% en proportion de sa richesse nationale alors que dans le même temps, la part de ses dépenses d’éducation et de recherche chutait de 15 %.

Aujourd’hui, sur 100 € d'argent public dépensé, 57 € financent le modèle social et seulement 9 € l'éducation et 3 € la défense.

Deux tiers de notre dette proviennent de l’absence de contrôle de notre modèle social, en particulier les retraites et la santé.

Pour sortir de cette impasse et léguer à la prochaine génération une France plus unie et plus souveraine, nous devons changer de méthode et prendre des décisions courageuses.

Comme Premier ministre à Matignon, Gabriel Attal avait engagé en 2024 des économies indispensables sur le budget de l’État, avec une baisse inédite de 10 milliards d’euros du budget des ministères. Il avait également engagé une réforme de l’assurance chômage permettant de créer 100 000 emplois et d’économiser plus de 4 milliards d’euros supplémentaires. La dissolution de l’Assemblée nationale a empêché cette réforme d’entrer en vigueur.

En 2027, les Français auront à faire des choix décisifs. Le prochain Président de la République héritera d’un déficit public supérieur à celui de la plupart de nos voisins européens et d’une dette publique en augmentation. Alors que notre génération vivra des crises financières, sanitaires, énergétiques, climatiques ou encore technologiques à intervalles rapprochés, tout se passe comme si la France s’avançait vers l’avenir avec des boulets aux pieds qui l’empêcheront de réagir face à ces crises.

Nous devons commencer par enrayer cette spirale de la dette. Pour cela, l’effort devra d’abord porter sur la dépense sociale, qui représente plus de la moitié des dépenses publiques en France. Réformer le modèle social pour inciter davantage à l’activité et réduire son coût budgétaire : c’est possible et d’autres pays l’ont fait en Europe.

Pour reprendre en main nos finances publiques et notre destin, la France doit agir maintenant et agir fort. Aucune dépense ne doit être un tabou. Toutes les administrations devront participer à l’effort collectif. Cet effort devra s’accompagner d’un changement de méthode : au Gouvernement, au Parlement, dans les collectivités locales, dans la sphère sociale. Chaque acteur aura une responsabilité claire qu’il devra assumer, avec un cadre et une vision pluriannuelle.

Enfin, la campagne présidentielle et les élections législatives qui suivront devront confier un mandat clair à la nouvelle majorité parlementaire afin d’apaiser les débats budgétaires, en les recentrant sur l’essentiel. Trois priorités claires seront fixées : l’éducation, l’écologie et la défense. Toutes les propositions que nous formulerons durant la campagne seront financées. Nous ne ferons aucune promesse dont nous ne pourrions pas garantir le respect.

Dire la vérité sur la situation de nos finances publiques, proposer et assumer des décisions structurelles pour y répondre, c’est la méthode qui permettra au pays de débloquer son avenir.

L’objectif est clair : zéro déficit en 10 ans maximum.

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