Chantier capital 01
École
L’éducation est la mère des batailles. Elle sera ma priorité absolue.

C’est le défi que je porte depuis toujours parce que tout commence à l’école, tout commence par l’école.
Elle est la condition de la liberté, celle de choisir son destin.
Elle est la condition de l’égalité en offrant à chacun les mêmes chances.
Elle est la condition de la fraternité, en apprenant à respecter l’autre, à écouter l’autre, à susciter la controverse, à aimer le débat, à faire vivre les valeurs de la République.
Elle est la condition de l’avenir parce que c’est l’école qui nous permettra de former les ingénieurs, les ouvriers, les techniciens, les chercheurs, les entrepreneurs qui feront le monde de demain. Qui nous permettra de peser vraiment face à la Chine, face aux États-Unis.
Quand l’école recule, ce sont toujours les mêmes qui payent, les enfants des classes moyennes et populaires, ceux qui n’ont que l’école pour s’élever. Une école qui élève, c’est une école qui rétablit l’exigence du niveau.
Quand on accepte que le niveau baisse, on n’aide pas les enfants, on les condamne.
Or, aujourd’hui, notre école recule. Il y a 25 ans, le système éducatif français était au 7e rang des pays occidentaux en mathématiques. Aujourd’hui, nous sommes tombés au 20e rang.
Comme ministre de l’Éducation nationale, j’ai pris des décisions fortes en lançant le Choc des savoirs et comme président de la République, l’une de mes premières décisions sera d’en rétablir les mesures.
Je veux une école qui transmet. C’est-à-dire une école où l’autorité du professeur est respectée, où les valeurs de la République sont la règle jamais discutée.
Et puis je veux une école qui protège, une école où aucun jeune n’a peur d’aller en classe, où il peut apprendre et étudier en toute quiétude. C’est le sens de mon combat acharné contre le harcèlement à l’école.
Je veux le bien-être de tous. Alors je veux aussi libérer notre jeunesse de l’addiction aux réseaux sociaux. C’est un défi d’ampleur, un désastre sanitaire en puissance. C’est pour cela que nous irons au bout de leur interdiction pour les moins de 15 ans, pour les protéger.
Une école qui protège, c’est une école qui se soucie de la santé mentale de chacun, qui adapte ses rythmes au rythme de nos jeunes.
Nous devrons faire un choix de société majeur avec l’évolution de notre démographie. D’ici 10 ans, on estime qu’il y aura 1,7 million d’élèves de moins dans nos établissements scolaires du fait de la baisse de la natalité. Je n’y vois pas une source d’économies mais au contraire une opportunité pour avoir moins d’élèves par classe notamment en primaire où nous devons viser moins de 20 élèves par classe comme dans les meilleurs systèmes éducatifs européens. Ces moyens supplémentaires dégagés par cette baisse démographique devront aussi servir à mieux rémunérer nos professeurs et nos personnels tels que les accompagnants d'élèves en situation de handicap.
Je fixe pour notre système éducatif un objectif simple : reprendre en dix ans l’une des premières places du classement PISA.



