Chantier capital 02
Travail & salaires
Le travail doit payer. Le travail doit permettre de vivre, pas seulement de survivre. Notre combat : faire monter les salaires.

Ces dernières années, nous avons réussi à mettre fin au chômage de masse. C’est un progrès majeur.
Mais aujourd’hui, nous faisons face à un nouveau défi, c’est le travail qui ne paye pas assez. Il est insupportable qu’un Français qui travaille ne s’en sorte pas. Que le SMIC, qui devrait être un salaire plancher, soit devenu le salaire plafond pour beaucoup trop de nos compatriotes. Le travail doit payer. Le travail doit permettre de vivre.
Alors mon combat, ce sera de faire monter les salaires. Un vrai choc pour les salaires. D’ici peu, dans notre programme, je vous proposerai une stratégie complète pour une hausse massive des salaires. Comment allons-nous faire ? Nous allons agir sur trois leviers.
Pour que le travail paie
D’abord en investissant dans la productivité et dans l’innovation. Si la productivité française avait connu la même trajectoire, la même croissance que la productivité américaine ces 20 dernières années, le salaire médian français ne serait pas de 2200€ net comme aujourd’hui. Il serait de 3300€ net, 50% de plus. N’oublions jamais que c’est l’investissement, l’innovation et la productivité qui tirent les salaires vers le haut.
Ensuite, nous ferons monter les salaires en renforçant encore nos efforts pour faire baisser le chômage. Nous allons amplifier la politique de l’offre. Simplifier notre droit, réformer le code du travail pour en faire une constitution du travail avec les grands principes et donner ensuite plus de liberté au dialogue social pour fixer l’organisation du travail. Moi, j’ai confiance dans nos partenaires sociaux pour cette responsabilité. Nous y arriverons enfin en réduisant les charges salariales pour faire monter le salaire net. Nos dépenses sociales ne peuvent plus reposer autant sur les Français qui travaillent.
Pour que le travail pèse moins sur les épaules de chaque salarié, il faut que nous soyons plus nombreux à travailler.
La France n’a pas seulement un problème de chômage, elle a aussi un problème de taux de quantité de travail. On y travaille moins qu’ailleurs, en moyenne 110 heures de moins selon l'OCDE. Ce ne sont pas ceux qui travaillent qui ne travaillent pas assez mais collectivement, nous ne sommes pas assez nombreux à travailler. Relever notre taux d’emploi, c’est financer notre modèle social en allégeant la charge sur les épaules de chacun.
Travailler tous
Le taux d’emploi des jeunes français est 15% inférieur à celui des jeunes allemands (34,5 % contre 50 %). L’entrée définitive sur le marché du travail intervient en moyenne à 22 ou 23 ans en France, contre 20-21 ans en Allemagne et au Royaume-Uni (OCDE, Education at a Glance, 2024). Pour résorber cet écart, je propose de démassifier l’enseignement supérieur, de valoriser les métiers manuels, techniques et industriels et de réduire la durée initiale des études.
Créer un livret garde d’enfant
Plus de la moitié des enfants de moins de trois ans sont encore gardés principalement par leurs parents du lundi au vendredi ; seuls 20 % étaient pris en charge par une assistante maternelle et 18 % dans un établissement d’accueil du jeune enfant. Si tous les parents avaient obtenu leur premier choix, la part des enfants accueillis en crèche aurait atteint 35 % (Dress, enquêtes mode de garde 2023). Il manque trois milliards d’euros pour être à la hauteur en matière de garde d’enfants.
Je propose un nouveau livret d’épargne, sur le modèle du livret A, pour orienter l’épargne des Français vers le financement de nouvelles places en crèche. Je propose également de former 200 000 professionnels de la petite enfance d’ici 2030.
Repenser les retraites et libérer les forces du travail
Pour augmenter le taux d’emploi des seniors, l’enjeu ne sera plus l’âge de départ à la retraite, mais la durée de cotisation. Par ailleurs, je veux que chaque Français qui le souhaite puisse travailler, sans que la loi l’en empêche. À côté du droit du travail, il faut instaurer un droit au travail. Je proposerai de supprimer le plafond d’heures supplémentaires fixé par le Code du travail, aujourd’hui fixé, à défaut d’accord collectif, à deux cent vingt heures par an et par salarié.
Au premier trimestre 2026, on compte encore 5,7 millions de demandeurs d’emploi. Ce n’est pas compatible avec l’ambition du plein emploi. C’est pourquoi je porte une réforme de l’assurance chômage qui incite au travail et qui créerait 100 000 emplois supplémentaires.
Travailler mieux
Les Français ne veulent pas seulement un emploi : ils veulent un travail qui a du sens. Une enquête récente de l’Institut Montaigne auprès de cinq mille actifs en emploi montre que les salariés demandent davantage de reconnaissance, davantage d’autonomie et une meilleure articulation entre travail et vie personnelle. C’est cette réalité que je veux prendre en compte.
Adapter le monde du travail à la réalité des vies.
Cela passe par la promotion, là où c’est possible, de la semaine en quatre jours et une meilleure adaptation des horaires entre l’employeur et le salarié pour les rendre compatibles avec la situation personnelle, garde alternée, accompagnement d’un proche dépendant, tout en maintenant le nombre d’heures mensuelles et le bon fonctionnement de l’entreprise.
Refonder le Code du travail.
Le Code du travail est passé de 5000 à 11000 articles entre 2004 et 2025, complexifiant fortement la tâche des employeurs. Le droit du travail est devenu un droit de l’exception plus que de la règle. Je propose que le Gouvernement, des experts et les partenaires sociaux réécrivent un code plus simple, structuré autour de quelques articles fondamentaux, une Constitution du travail, le reste relevant des branches et des entreprises.



