Gabriel Attal sur France 2 : « Gérer l’urgence et préparer l’avenir »

Dimanche 20 septembre, Gabriel Attal était l’invité de « Franc-jeu » sur France 2, où il a été interrogé sur la hausse des prix du carburant, le prochain budget et ses priorités pour la France. Il a ensuite débattu avec Marion Maréchal, notamment sur l’immigration, la laïcité et l’identité. L’occasion de défendre sa vision : accompagner en priorité ceux qui travaillent, maîtriser les dépenses publiques, renforcer la puissance européenne et défendre les valeurs de la République.

Gabriel Attal sur le plateau de Franc-Jeu

Prix du carburant : accompagner en priorité ceux qui travaillent

Face à la hausse des prix du carburant, Gabriel Attal a rappelé le caractère grave et inédit de la crise actuelle, dans un contexte international marqué par de fortes tensions. Pour lui, la priorité est désormais double : gérer l’urgence et préparer l’avenir.

Gérer l’urgence, c’est d’abord aider les Français qui travaillent, avec des dispositifs ciblés, tout en permettant aux entreprises de soutenir leurs salariés. Dans une situation budgétaire particulièrement tendue, Gabriel Attal a rappelé que les marges de manœuvre de la France sont plus faibles que celles de certains de ses voisins européens, notamment parce que ces derniers ont engagé davantage de réformes.

« Ces dernières années, on a vu des oppositions, qui dès qu’une mesure de réforme, dès qu’une mesure d’économie était proposée, s’y sont opposées. »

Mais gérer l’urgence ne suffit pas. Il faut également préparer l’avenir en accélérant l’électrification du pays, afin de réduire notre dépendance au pétrole et de protéger durablement le pouvoir d’achat des Français face aux prochaines crises géopolitiques.

Pour Gabriel Attal, l’enjeu est aussi européen : l’Europe doit retrouver sa puissance pour être capable de peser face aux grandes puissances et défendre ses propres intérêts.

Budget : mettre un « frein d’urgence » sur les dépenses sociales

Sur le prochain budget, Gabriel Attal a défendu la nécessité de faire des économies sans opposer les générations. Pour lui, le véritable problème n’est pas une catégorie particulière de la population, mais le fonctionnement et le financement de notre système social dans son ensemble.

Le déficit public n’est pas une question abstraite : les Français en subissent déjà les conséquences dans leur vie quotidienne. La hausse des taux d’emprunt rend notamment plus difficile l’accès au crédit et donc l’accession à la propriété.

Face à cette situation, Gabriel Attal veut mettre en place un « frein d’urgence » sur l’ensemble des dépenses sociales, avec une année blanche.

« Ceux qui expliquent aux Français, parce qu’ils sont candidats, parce qu’ils ne sont plus aux responsabilités, que ce n’est pas vrai, il n’y a pas besoin de contenir la dépense, il n’y a aucun problème, ils mentent aux Français. »

Rassembler largement autour d’un projet pour la France

Le seul rassemblement de la droite et du centre ne suffira pas. Gabriel Attal veut construire un rassemblement beaucoup plus large, réunissant tous les démocrates, y compris ceux issus de la gauche.

Plutôt que de se limiter à un front contre le Rassemblement national ou La France insoumise, il défend un projet politique constructif et optimiste pour la France, autour de transformations profondes : refonder le système de retraites, bâtir les États-Unis d’Europe ou encore relever le défi de l’intelligence artificielle.

« Je suis convaincu que le projet que je porte, que l’espace politique que je défends, va permettre de faire le rassemblement derrière moi. »

Salaires, école, Europe : les priorités des 100 premiers jours

Interrogé sur ses premières priorités, Gabriel Attal a placé au premier plan les salaires, l’école et l’Europe

Il préparera la rentrée scolaire, en mettant en œuvre, directement les grandes réformes qu’il promeut avec une priorité : élever le niveau des élèves. Nous n’avons pas une année scolaire à perdre.

Sur le pouvoir d’achat, son objectif est clair : rapprocher le salaire net du salaire brut, pour que le travail paie davantage. 

Pour l’Europe, il défend le projet présenté quelques jours auparavant à Reims : bâtir les États-Unis d’Europe. Face à l’émergence de nouveaux empires et à la concurrence des États-Unis et de la Chine, l’Europe doit selon lui retrouver les moyens de sa puissance.

Après le marché unique et la monnaie unique, Gabriel Attal veut aller plus loin en construisant une économie européenne unique, avec davantage de convergence entre les États membres, notamment en matière fiscale. L’objectif : cesser de nous faire concurrence entre Européens pour être enfin capables de rivaliser avec les grandes puissances économiques mondiales.

Immigration et laïcité : « accueillir moins pour accueillir mieux »

Face à Marion Maréchal, Gabriel Attal a défendu une autre vision de l’immigration et de l’identité française.

Son principe : « accueillir moins pour accueillir mieux », notamment en développant une immigration répondant davantage aux besoins de travail. Un pays libre est un pays qui tient ses frontières, tout en étant capable d'intégrer ceux qu'il accueille dans le respect des principes républicains.

Il a rappelé que la théorie du « grand remplacement » est une théorie raciste qui ne vise qu’à une chose : dresser les Français les uns contre les autres. Gabriel Attal refuse toute ethnicisation du débat politique.

Sur la laïcité, il a rappelé son action lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale et notamment l’interdiction du port de l’abaya et du qamis à l’école. Les établissements scolaires doivent rester des sanctuaires éloignés des pressions religieuses et des manifestations ostensibles d’appartenance religieuse.

Il a également rappelé que des millions de personnes pratiquent leur religion en France dans le respect des valeurs de la République et que la responsabilité politique est précisément de garantir le respect de ces valeurs.

« La France insoumise et le Rassemblement national sont deux dangers, de nature différente, avec une histoire différente. Pour le pays, je m’opposerai toujours à eux. »

REVOIR CET ENTRETIEN :


Aperçu de l'app campagne

rejoignez la campagne depuis votre poche

Téléchargez l’app campagne ou rejoignez directement depuis le web. Les prochaines mobilisations, les actualités terrain, les rendez-vous près de chez vous, en quelques secondes.