Aux Assises de l’AFER, Gabriel Attal défend une épargne qui finance l’économie française

À l’occasion des Assises de l’Association Française d’épargne et de retraite, Gabriel Attal a présenté ses orientations en matière d’épargne, de fiscalité, de retraites et de dette publique. Il a défendu la stabilité de la fiscalité de l’assurance-vie, le développement de la capitalisation et une meilleure mobilisation de l’épargne vers les entreprises françaises.

Gabriel Attal aux assises de l'AFER à Paris derrière un pupitre en train de s'exprimeravec en fond des drapeaux français et européens.  Il est confiant.

Protéger l’héritage et faciliter les donations

Alors que la France reste l’un des pays européens où le poids des prélèvements obligatoires est le plus élevé, Gabriel Attal défend une baisse de la pression fiscale, malgré un contexte budgétaire contraint.

Sur les successions, il a réaffirmé son opposition à toute hausse de la fiscalité sur l’héritage. Il souhaite au contraire faciliter et fluidifier les donations du vivant, notamment en direction des petits-enfants, petits-neveux et petites-nièces.

L’objectif est de permettre une transmission plus précoce du patrimoine et de mieux faire circuler cette épargne vers l’économie réelle.

Élargir progressivement la retraite par capitalisation

Gabriel Attal défend le développement de la retraite par capitalisation, en complément du système par répartition.

Il propose notamment l’ouverture d’un plan d’épargne retraite de 1000€ par l’État, que les parents et grands-parents pourraient abonder jusqu’aux 18 ans de l’enfant grâce à un dispositif fiscal incitatif. Et cette épargne permet d’investir dans nos entreprises les plus innovantes. Pour les actifs, il souhaite également que 50 % de l’intéressement et de la participation versés par les entreprises soient orientés vers des plans d’épargne retraite. Gabriel Attal défend parallèlement un système de retraite universel fondé sur la durée de cotisation, avec des mécanismes de surcote et de décote, afin de dépasser le seul débat autour de l’âge légal de départ.

« Ce n’est pas avec l’épargne des Français qu’on va rembourser la dette »

Face aux inquiétudes sur une éventuelle mobilisation de l’épargne pour réduire la dette publique, Gabriel Attal a écarté cette perspective : « Ce n’est pas avec l’épargne des Français qu’on va rembourser la dette française. » Le redressement des comptes publics doit d’abord passer par une réduction des dépenses. Il défend 150 milliards d’euros d’économies d’ici 2032, avec un effort portant notamment sur les retraites, l’assurance-chômage, les arrêts maladie et les indemnités journalières, mais également sur le fonctionnement de l’État et des collectivités territoriales. L’intelligence artificielle représente une opportunité pour réaliser des économies de structure et moderniser l’administration.

Préserver l’assurance-vie

Sujet particulièrement attendu aux Assises de l’AFER, Gabriel Attal a réaffirmé sa volonté de ne pas augmenter la fiscalité de l’assurance-vie. Il a rappelé son opposition aux propositions visant à alourdir sa fiscalité et défendu la nécessité de préserver ce placement privilégié par de nombreux épargnants français. Mais protéger l’épargne ne signifie pas la laisser inactive. Gabriel Attal souhaite parallèlement faciliter son orientation vers les PME françaises, notamment pour répondre au défi de la transmission des entreprises dans les prochaines années. Son objectif : faire davantage de l’épargne des Français un moteur du financement de l’économie réelle, de l’investissement et de la transmission de nos entreprises.

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