Gabriel Attal veut libérer l’accès au logement et relancer le secteur du bâtiment

Le 28 septembre, Gabriel Attal a participé au Grand Oral politique organisé à l’occasion de Batimat, devant les professionnels du bâtiment. Face à un secteur confronté à une crise durable de la construction et de la rénovation, il a présenté ses priorités pour le logement : relancer le marché, donner de la visibilité à la rénovation énergétique et former une nouvelle génération d’artisans.

Gabriel Attal devant un public au pupitre de Batimat

« Libérer l’accès au logement »

Gabriel Attal va remettre le logement au cœur des priorités économiques et sociales. Il a rappelé les mesures engagées lorsqu’il était à Matignon avec Guillaume Kasbarian, alors ministre chargé du Logement, autour d’un « choc de simplification » et d’un « choc d’offre ».

L’objectif était de simplifier certaines normes, faciliter la construction de nouveaux logements et donner davantage de marges de manœuvre aux maires.

La situation s’est depuis aggravée et touche directement les ménages qui souhaitent accéder à la propriété. Gabriel Attal prend l’exemple de jeunes actifs capables de supporter un loyer important mais pour lesquels l’accès au crédit immobilier reste difficile.

Trois priorités pour le logement

Gabriel Attal articule sa politique du logement autour de trois priorités : relancer le marché, mener une politique de rénovation durable et former les futurs artisans du bâtiment.

Première priorité : relancer le marché du logement en levant les freins à la construction et à l’investissement.

Deuxième priorité : donner de la visibilité à la rénovation énergétique. Gabriel Attal propose une loi de programmation pour le logement sur cinq ans afin d’offrir un cadre plus stable aux particuliers comme aux professionnels. 

Il souhaite parallèlement simplifier certaines règles, notamment l’accès au label Reconnu Garant de l'Environnement, tout en renforçant la lutte contre la fraude.

« Augmenter les salaires en baissant les charges »

Enfin, Gabriel Attal a lié la relance du bâtiment à la question plus large du coût du travail et du pouvoir d’achat.

Il affirme que lui-même et les députés Ensemble pour la République s’opposeront à toute nouvelle augmentation du coût du travail lors des débats budgétaires. Car une hausse des charges se répercute également sur le prix des travaux supporté par les particuliers.

« Augmenter le coût du travail, c’est alourdir la facture pour les Français qui veulent rénover l’isolation de leur maison ou installer une pompe à chaleur. »

Sa proposition consiste à augmenter les salaires net en diminuant les charges, grâce à une compensation par des économies sur la dépense sociale, notamment à travers des réformes des retraites et de l’assurance-chômage.

Pour Gabriel Attal, pouvoir d’achat et logement sont directement liés : des revenus plus élevés doivent permettre aux ménages de retrouver davantage de capacités pour acheter, louer ou rénover leur logement.

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