Le discours d'un fils qui n'a jamais oublié

Gabriel Attal a choisi de parler de sa propre histoire. Celle d'une odeur, celle du tabac, qui précédait chaque soir l'arrivée de sa mère dans sa chambre lorsqu’il était enfant. Après le divorce de ses parents, elle avait dû trouver en urgence un travail d'assistante monteuse pour subvenir aux besoins de la famille, avant de rentrer chaque soir entamer, comme il l'a raconté avec une pudeur touchante, « une deuxième journée de travail » : les devoirs, les inquiétudes, les problèmes à régler, le lendemain à anticiper.

« La monoparentalité, pour moi, ce n'est pas un objet d'étude, c'est une réalité vécue. » 

Le bilan solide d'un homme d'action

Sur ce sujet, Gabriel Attal ne découvre rien : il agit, et ses résultats parlent pour lui. Porte-parole du gouvernement, il avait annoncé le versement automatique des pensions alimentaires, ministre du Budget, il en avait permis la mise en œuvre concrète, l'une des avancées sociales les plus importantes de ces dernières années. Comme Premier ministre, avec la même détermination, il avait lancé, aux côtés de la députée Fanta Berete et du sénateur Xavier Iacovelli, un travail ambitieux dédié aux familles monoparentales portant sur l'emploi, le niveau de vie, la coparentalité et le logement après une séparation, un chantier interrompu par la dissolution, quelques mois seulement après son lancement.

« Je le regrette profondément. Mais moi, je n'ai pas arrêté. Et je n'arrêterai pas. »

Des mesures fortes et concrètes pour la vie des familles

Fidèle à sa méthode : écouter, comprendre, agir, Gabriel Attal a présenté ses premières mesures pour les familles monoparentales.

Sécuriser les ressources des parents seuls

  • Défiscaliser les pensions alimentaires reçues pour les enfants. Une mesure de bon sens et de justice : la pension alimentaire n'est pas un revenu personnel, mais l'argent de l'enfant, et elle ne doit plus être injustement intégrée au revenu imposable du parent qui la perçoit.
  • Aller au bout de la réforme du versement automatique des pensions, en la rendant reversée dès la séparation, sans délai ni relance, au parent qui a la garde.

Soutenir les parents seuls au quotidien

  • Créer un véritable droit au répit, avec les CAF et les collectivités : des heures de garde et de relais mobilisables en soirée, le week-end ou dans l'urgence. Une mesure de bon sens humain, à la hauteur du courage de ces parents.
  • Reprendre et achever le plan lancé à Matignon : un parcours de séparation simple et humain dans chaque CAF, un accompagnement au logement dans les mois suivant une rupture, la levée des freins à l'emploi et à la formation, et une coparentalité réelle.
  • Créer une carte « famille monoparentale », sur le modèle de la carte famille nombreuse, ouvrant des avantages pour les transports, les loisirs, la culture, les vacances et un accès facilité aux solutions de garde.

« Cette carte ne réglera pas tout, mais elle dira quelque chose d'essentiel : votre situation existe, elle est reconnue et elle ouvre des droits. »


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