
Gabriel Attal sur France Inter : la France mérite mieux qu'une guérilla judiciaire
Gabriel Attal au micro de France Inter, le mercredi 8 juillet 2026.
Invité de France Inter, Gabriel Attal a dénoncé la stratégie de Marine Le Pen, qu'il accuse de transformer la campagne présidentielle en guérilla judiciaire. Il a également réaffirmé son exigence de probité en politique et défendu un projet de puissance pour la France face aux extrêmes.
Une campagne transformée en « guérilla judiciaire »
Pour Gabriel Attal, Marine Le Pen ne mène plus une campagne présidentielle. Condamnée à deux reprises pour détournement de fonds publics, elle met la pression sur la justice et tente d'imposer son calendrier aux institutions parce que sa candidature ne tient plus qu'à une décision judiciaire.
« On a une responsable politique condamnée à deux reprises pour détournement de fonds publics qui engage une forme de guérilla judiciaire. »
Selon lui, une élection présidentielle ne peut pas être prise en otage par les déboires judiciaires d'un parti ou d’une personnalité politique.
Gabriel Attal estime également que cette stratégie reprend les mêmes méthodes que Donald Trump lorsque la justice lui est défavorable : attaquer les institutions et chercher à les discréditer.
« Ce sont les mêmes réflexes, la même rhétorique qu'aurait Donald Trump. »
La probité comme exigence démocratique
Gabriel Attal rappelle son engagement en faveur d'une vie publique exemplaire. Il estime que ceux qui aspirent à exercer les plus hautes responsabilités doivent être irréprochables et que l'exemplarité est une condition de la confiance démocratique.
« Moi, j'appartiens à une nouvelle génération pour qui les questions et les valeurs de probité, d'exemplarité, ça veut dire quelque chose. »
Remettre le débat sur les projets
Pendant que Marine Le Pen organise une guérilla judiciaire, le Rassemblement national évite le débat sur le fond. Son projet, c'est taxer l'épargne des Français, tourner le dos à la transition écologique et affaiblir la France en Europe. Voilà le vrai débat de cette présidentielle.
Les Français, n'ont pas à attendre le prochain rebondissement judiciaire du RN. Ils ont le droit de choisir entre des projets, des idées et une vision pour le pays.
« Sa candidature ne tient qu'à un fil judiciaire, et on a vu hier dans son intervention que c'était davantage une chronique judiciaire qu'une campagne présidentielle. »
Le cap pour 2027 : redonner confiance dans l'avenir
Pour Gabriel Attal, la priorité est de convaincre les Français que leurs enfants pourront vivre mieux qu'eux. Son objectif est de renouer avec une promesse de progrès en proposant une vision ambitieuse, réformatrice et tournée vers l'avenir.
« Je crois que pour la première fois dans notre histoire, vous avez des Français qui doutent de la capacité de la France à leur assurer que leurs enfants, leurs petits-enfants auront une meilleure vie que la leur. Si on veut y arriver, si on veut renouer avec cette promesse, il faut se fixer un cap : devenir la première puissance d'Europe en dix ans, quatre chantiers capitaux : école, salaire, frontières, IA, deux dettes à résorber : la dette publique et la dette climatique. C'est possible ! »



