L'exemplarité comme condition de la fonction présidentielle

Interrogé sur la candidature de Marine Le Pen, condamnée à deux reprises à de la prison ferme pour détournement de fonds publics, Gabriel Attal refuse toute banalisation. Pour lui, au-delà de la question juridique, c'est la crédibilité même de la fonction présidentielle qui est en jeu.

« Il y a évidemment une dimension morale à se présenter alors même qu'on a été condamné. »

Gabriel Attal estime que le président de la République, garant des institutions et du respect de la loi, doit être irréprochable. À ses yeux, on ne peut pas demander aux Français de respecter les règles lorsque ceux qui aspirent à les faire appliquer ne s'imposent pas eux-mêmes cette exigence.

Le RN, « le même danger » quel que soit son candidat

Pour Gabriel Attal, un changement de candidat au sein du Rassemblement national ne modifierait pas la nature du projet porté par le parti. Qu'il s'agisse de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella, les propositions restent identiques et conduiraient la France dans une impasse.

Il critique un programme qui prévoit de taxer davantage l'épargne pour financer la retraite à 60 ans, d'affaiblir la place de la France en Europe et de se soumettre aux pires autocrates de la planète.

« Le choix du Rassemblement National, c'est un choix qui nous emmènerait dans le mur. »

Battre les extrêmes par un projet plutôt que par le seul barrage républicain

Pour Gabriel Attal, les appels répétés au barrage contre le Rassemblement national ou contre La France insoumise ne suffisent plus. Il considère que les extrêmes prospèrent sur les difficultés économiques, les blocages institutionnels et le manque de perspectives offertes aux Français.

Pour les vaincre, il leur oppose un véritable projet de transformation du pays afin de recréer de l'espoir et de restaurer la confiance dans l'action publique. Il veut proposer une alternative crédible capable de convaincre au-delà des électorats traditionnels.

Quatre priorités pour refaire de la France une grande puissance européenne

Au cours de son intervention, Gabriel Attal dessine les principaux axes de son projet présidentiel. Son objectif est de garantir aux Français que leurs enfants vivront mieux qu'eux.

Pour y parvenir, il identifie quatre grands chantiers prioritaires :

  • Reconstruire l'école pour élever le niveau des élèves ;
  • Augmenter les salaires et valoriser le travail ;
  • Reprendre le contrôle des frontières ;
  • Faire de l'intelligence artificielle un levier de compétitivité et de modernisation.

Tout en résorbant les dettes publique et climatique.

Construire le rassemblement autour d'un projet

Alors que plusieurs candidatures se dessinent déjà au centre et à droite, Gabriel Attal refuse d'entrer dans une logique de compétition entre appareils politiques. Il veut bâtir d'abord un projet d'espoir susceptible de rassembler largement les Français avant de rechercher le rassemblement des formations politiques.

Selon lui, la cohérence du projet doit précéder les accords électoraux.

Offrir une alternative pour 2027

Gabriel Attal réaffirme son ambition : empêcher que l'élection présidentielle de 2027 ne se résume à une confrontation entre le Rassemblement national et La France insoumise. Il entend porter une offre politique fondée sur le redressement du pays, le rassemblement des Français et une vision de long terme pour restaurer la confiance dans les institutions et préparer l'avenir.



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