
Gabriel Attal débat avec les Français à Blois et à Bourges
À Blois puis à Bourges, Gabriel Attal est allé à la rencontre des Français pour échanger directement avec eux sur leurs préoccupations et leurs attentes. Manifestations lycéennes, accès aux soins, logement étudiant, agriculture, énergie, intelligence artificielle, emploi ou encore retraites : des échanges nourris autour des grands défis du quotidien et de l’avenir de la France.
Éducation : investir dans la jeunesse et restaurer l’autorité
Gabriel Attal fait le choix d’aller directement au contact de la jeunesse. À Blois comme à Bourges, il a échangé avec des lycéens, des parents et des membres de la communauté éducative sur leurs difficultés quotidiennes et sur l’avenir de l’École.
Pour Gabriel Attal, nous devons investir dans l’avenir, en particulier dans l’éducation, la recherche et l’enseignement supérieur. Face aux difficultés de logement des étudiants et des jeunes actifs, il propose notamment une garantie universelle des loyers et la construction de nouvelles résidences universitaires.
L’École de la République repose sur ses professeurs. L’attractivité du métier d’enseignant constitue également une priorité. Lorsqu’il était ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal a augmenté la rémunération des enseignants de 11% en moyenne, la plus grosse hausse de salaire depuis les années 1990. Une première étape qu’il souhaite prolonger dans son projet présidentiel en augmentant les enseignants de 200 euros net et jusqu’à 500 euros pour les professeurs en milieu de carrière.
Au-delà des rémunérations, Gabriel Attal défend le rétablissement de l’autorité des professeurs et d’une relation fondée sur le respect entre enseignants, élèves et parents. Il veut poursuivre la réforme de la formation des enseignants, avec un recrutement plus tôt dans leurs études et une rémunération pendant le master afin de permettre une entrée progressive dans le métier.
Santé : former davantage de médecins et libérer du temps médical
Alors que l’accès aux soins reste l’une des principales préoccupations des Français. Gabriel Attal en a fait une priorité. Premier ministre, il a doublé le nombre de médecins en formation. On doit aller plus loin pour arriver à 20 000 formés dans les années qui viennent et faire en sorte qu'ils restent. On doit aussi responsabiliser les patients sur les rendez-vous qui ne sont pas honorés. Imposer aux généralistes leur lieu d'installation serait contre-productif, car on ne réussirait pas à couvrir tous les besoins. Le sujet est avant tout le nombre de médecins.Le risque, c'est aussi que les jeunes choisissent d'autres spécialités, qui leur garantiront la liberté d'installation. On peut en revanche agir sur le nombre de patients par médecin et pour libérer du temps médical aux médecins en s'appuyant davantage sur d'autres professions médicales et para-médicales qui sont aussi compétentes, comme les infirmiers, les pharmaciens, les masseurs-kinésithérapeutes…
Agriculture : permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail
Pour Gabriel Attal, la souveraineté alimentaire française passe d’abord par le maintien des exploitations et le renouvellement des générations. Donner envie aux jeunes de reprendre une exploitation suppose de leur garantir qu’ils pourront vivre dignement de leur travail.
Il propose ainsi d’établir, filière par filière, les coûts de production, de les indexer pour tenir compte de leur évolution et de garantir que les agriculteurs ne soient pas contraints de vendre en dessous de leurs coûts de production.
Gabriel Attal défend également un alignement des normes agricoles au niveau européen. La France ne peut pas imposer à ses producteurs des règles différentes de celles appliquées à leurs concurrents européens tout en laissant entrer leurs produits sur le marché français. Les accords de libre-échange doivent, eux aussi, comporter des garde-fous permettant de protéger les producteurs français. C’est pourquoi il s’était opposé au MERCOSUR.
Face au changement climatique, il appelle enfin à accélérer l’adaptation de l’agriculture, notamment en simplifiant les normes relatives au stockage de l’eau et en accompagnant financièrement les exploitants grâce à des prêts à taux zéro ou des étalements de charges.
Énergie : retrouver notre souveraineté
Gabriel Attal veut réduire la dépendance énergétique de la France vis-à-vis des pays étrangers en développant davantage les énergies produites sur notre territoire, au premier rang desquelles le nucléaire.
Face au poids des factures énergétiques pour les ménages, il souhaite également faire de l’isolation des logements une priorité et mieux accompagner les Français dans leurs travaux, notamment pour financer le remplacement des chaudières au gaz par des pompes à chaleur.
Intelligence artificielle : former 20 millions de Français en trois ans
Face aux transformations rapides du monde du travail, Gabriel Attal fixe un objectif : former tous les salariés, 20 millions de Français, à l’intelligence artificielle en trois ans.
Ces formations pourront être financées par les grandes entreprises, par les dispositifs de formation professionnelle comme le CPF et par les crédits de France Travail. En parallèle, Gabriel Attal souhaite accélérer le développement d’une intelligence artificielle française et souveraine afin que la France ne dépende pas uniquement des technologies étrangères.
Retraites : refonder le système plutôt que multiplier les ajustements
Enfin, Gabriel Attal défend une refondation profonde du système de retraites. Pour lui, les simples ajustements de paramètres ne permettront plus de garantir durablement son équilibre financier.
Il propose un système universel reposant sur les mêmes règles pour tous et organisé autour de trois régimes : fonctionnaires, salariés et indépendants. Dans ce nouveau système, l’âge légal de départ serait supprimé au profit d’une durée de cotisation décidée par les partenaires sociaux, avec une règle impérative : garantir l’équilibre financier du système.
Chacun retrouverait ainsi davantage de liberté dans le choix de son départ : partir plus tôt avec une pension moins élevée ou travailler plus longtemps pour bénéficier d’une pension supérieure. Une manière, pour Gabriel Attal, de redonner aux Français la maîtrise de leur départ à la retraite tout en assurant la pérennité du système.



